A découvrir avec bonheur, pour les plus jeunes, redécouvrir avec une certaine émotion pour les plus anciens, une légende à la taille de son nez, forcément imposante « Monsieur Linea » … Une référence de l’animation et un modèle d’humour animé, tracé de main de maître par Osvaldo Cavandoli dit « Cava ». Une ligne simple générant le grognon Monsieur Linea a toujours su raconter des histoires banales et drôles. La synergie entre créature et créateur, très présente dans le concept de cette série d’animation, est pour beaucoup dans la mise en place de ressorts comiques. Bourru, Monsieur Linea prend fréquemment à parti son créateur pour l’avoir placé dans des situations inconfortables. Taquin, Cava intervient souvent pour offrir par le dessin une solution qui n’est pas sans compliquer la situation initiale. La linéa est aussi une source d’inspiration, comme le laissent penser les travaux d’ Alan Becker et ses déboires avec sa « chose » incontrôlable et bien plus agressive que Monsieur Linea .
Fort de bientôt 50 ans (il est né en 1969) le bonhomme tracé au crayon continue de pouvoir faire rire petits et grands…
Un épisode proposé aujourd’hui mais en fin de diffusion bien d’autre à voir… Régalez vous donc !
Connaissez-vous Harold Lloyd ? On a beaucoup entendu parlé de Chaplin, de Keaton dont on à déjà pu voir quelques films… Mais Harold Lloyd ? Les plus fidèles du site ont pu voir vendredi dernier quelques unes de ses folles cascades, la plus emblématique d’entre elles étant celle de ce jeune homme portant costume, lunettes d’écaille rondes et canotier, suspendu aux aiguilles de l’horloge géante d’un building menaçant de se décrocher du mur, et aussi comprendre toute l’ingéniosité qui avait participé à leurs réalisations. C’est en 1918, après avoir endossé les personnages de Willy Work et Lonesome Luke, qu’Harold Lloyd inventa un personnage caractéristique, défiant Charlie Chaplin et Buster Keaton : l’homme aux lunettes rondes. Comme Keaton, son personnage portait toujours son propre prénom pour changer uniquement son nom de famille. Au même titre que les lunettes et le costume trois pièces, ce prénom est devenu un symbole, une marque. Harold peut alors être défini comme « Monsieur tout-le-monde », un self made-man, jeune homme issu de la classe moyenne, tentant de gravir les échelons du rêve américain (aux premiers rangs duquel apparaissent le travail et la femme).
C’est pourquoi je vous propose de découvrir « I’ do » un court métrage de 1921… Rire garanti !
Pour voir le film, cliquez sur l’image
Pour en savoir plus encore sur Harold Lloyd et ce film cliquez ici
Aujourd’hui, Les voyages de Gulliver de Max et Dave Fleischer, un film qui a eu la primeur d’être diffusé le 20 décembre 1944 en exclusivité à Paris distribué par Les Films Paramount, puis en 1945 dans le reste de la France. Le film est ressorti ensuite le 25 août 1976, le 20 décembre 1993 et le 14 juin 2000.
Bien qu’il s’agisse à la base d’un long métrage, le film a connu un remontage d’à peine 28 mn sous le titre de Le voyage de Gulliver au singulier et édité par le CNC.
A ce jour, on lui connait deux doublages français « officiels », même si on suppose qu’il en existait un autre en 1944. Le premier a été utilisé pour la première fois en 1976, et le second en 2003. On retiendra qu’il existe aussi des doublages « amateurs » dont certains ont été commercialisés au milieu des années 90.
Petite curiosité des versions francophones de Les voyages de Gulliver : quelle que soit la version française écoutée (1976, années 90, 2003), on remarque un étonnant point commun. Tous les doublages n’utilisent pas systématiquement la bande sonore et les effets de la version anglaise. Apparemment, il n’existe aucune version internationale du film (comprenez avec les musiques et bruitages isolés), du coup, les diverses adaptations en français ont donc nécessité des arrangements sur la partition, l’intégration de nouveaux bruitages ou plus étonnant encore, l’ajout de nouvelles musiques totalement inédites ! C’est la raison pour laquelle 2 liens sont disponibles, la version française et la version anglaise… Vous pourrez ainsi peut être vous amuser à faire la comparaison!
La Paramount ayant décidé de ne pas renouveler la License d’exploitation de ce film, Les voyages de Gulliver est dans le domaine public.
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C’est l’un des films cultes les plus célèbres du monde que je vous propose aujourd’hui de découvrir ou redécouvrir….
« Certaines de ses images, telle la Lune faisant une grimace douloureuse avec une fusée plantée dans l’oeil, sont d’ailleurs devenues iconiques. Ancré dans l’univers pictural du XIXe siècle, mais regardant vers un avenir merveilleux où tout est possible, Le voyage dans la Lune, réalisé en 1902 par George Méliès, est la première superproduction de son temps : « Il faut comprendre, explique Serge Bromberg, que lorsqu’on regarde ce film, on regarde l’Avatar de 1902. C’est un film que le monde entier a connu en l’espace de quelques semaines, alors qu’il n’y avait ni internet ni les moyens de distribution actuels. C’est le film le plus piraté et le plus vu de son époque ; des centaines de milliers de gens se précipitent dans les salles, alors que le cinéma n’a que six ans. Les spectateurs ont vraiment l’impression que les héros du film marchent sur la Lune. Pour nous, c’est une enluminure du siècle précédent. Mais Méliès est le premier à avoir mis le pied sur la Lune, et il y est arrivé avec la poésie. » »
L’express
Lors d’un colloque d’astronomie, le professeur Barbenfouillis crée l’événement en faisant part à l’assemblée de son projet de voyage dans la Lune. Il organise ensuite la visite à ses confrères de l’atelier où l’obus spatial est en chantier. Il sera propulsé en direction de la Lune au moyen d’un canon géant. Le lancement réussit. Les spationautes embarqués découvrent l’environnement lunaire et assistent à un « lever de terre ». Faits prisonniers par les Sélénites, population autochtone de la Lune, ils parviennent à s’échapper. L’un des poursuivants reste accroché au fuselage de l’obus qui reprend le chemin de la Terre. De retour, les savants sont accueillis en héros et exposent triomphalement leur capture.
Et saviez vous que Monsieur Georges Meliès avait des racines Audoises ? Je vous invite à consulter l’excellent site internet « Si Chalabre m’était conté » pour en savoir d’avantage sur ce sujet….
Nombre d’entre vous ont réagi aux diffusion des films de Buster Keaton, incroyable cascadeur s’il en est,…
Je vous propose aujourd’hui de découvrir certaines de ses cascades invraisemblables, mais aussi de voir comment d’autres on été moins téméraires, et on usé, et usent encore aujourd’hui de la même manière d’artifice en ce jouant des perspectives… Le cinéma, l’art du mentir…
À l’époque de la comédie silencieuse, les blagues consistaient nécessairement en des routines physiques. Les expressions lugubres de Charlie Chaplin, les épaules affaissées et les promenades amusantes viennent immédiatement à l’esprit, ainsi que ses mors et ses chutes. Tout aussi mémorables sont les cascades audacieuses et défiant la mort de Harold Lloyd et Buster Keaton, qui se sont affrontés tout au long de leur carrière. Découvrez certaines de se cascades défiant la mort….
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Si quelqu’un essaie de prétendre que les films modernes ont trop d’effets spéciaux, rappelez-le. Les films ont toujours utilisé des effets spéciaux pour tromper le public, et nous utilisons simplement de nouvelles variantes d’outils d’il y a un siècle. En fait, dès le début, des créateurs comme Georges Méliès repoussaient les limites du celluloïd et du 24 images par seconde comme les forains et les magiciens qu’ils étaient.
Mais rapidement la technologie a progressé avec la pure comédie physique des étoiles. Oui, ils étaient des athlètes incroyables et agiles, mais ils n’étaient pas stupides. La ruse de la caméra les a aidés à paraître surhumains.
Le premier exemple montre la cascade emblématique de Harold Lloyd de Safety Last! , où il a pendu au-dessus des rues de Los Angeles d’un cadran d’horloge. Seulement, il ne l’était pas vraiment….
Aujourd’hui restons encore un peu au Canada. Après avoir découvert l’animation vue par Norman Maclaren, je vous propose de découvrir l’univers de Co Hoedeman
Co Hoedeman est né à Amsterdam aux Pays-Bas. Il s’installe à l’âge de 25 ans au Canada où il travaille pour l’Office national du film (ONF). Il y réalise de nombreux films à destination du jeune public : Maboule (1969), Tchou-tchou (1972) ou encore sa célèbre série de courts métrages mettant en scène l’ourson en peluche Ludovic. Reconnu dans le monde entier, le réalisateur utilise différents supports pour appuyer sa créativité et éveiller l’imaginaire des petits et grands : des marionnettes, du sable, des dessins, des constructions en bois… Son film Le château de sable remporte l’Oscar du Meilleur Court Métrage d’Animation en 1977.
Animation mettant en scène un petit homme de sable, qui avec l’aide de ses amis, se construit un château pour se protéger du vent. Mais la tempête ne lui facilite pas la tâche… Film sans paroles.
Un des 66 courts métrages d’animation en ligne nominés aux Oscars et primés en ligne, gracieuseté de l’Office national du film du Canada
Aujourd’hui je vous propose d’aller à la rencontre d’un artiste dont l’ œuvre est considérée comme l’une des plus importantes dans l’histoire du cinéma d’animation. Ses trouvailles techniques et esthétiques placent la question du rythme et de la musique au cœur de son travail.L’œuvre de Norman McLaren est protéiforme : généreuse et abondante, elle est parfois expérimentale et parfois didactique, tantôt esthétisante et tantôt politique, cela en misant sur une grande variété de techniques, qui vont du dessin et de la gravure sur pellicule à l’animation d’éléments découpés, en passant par la pixillation, l’animation par modifications successives d’un dessin et les surimpressions réalisées à la tireuse optique… a découvrir absolument !
Open Speech (Discours d’ouverture) 1961 – 7mn
Film d’animation montrant McLaren qui tente de souhaiter la bienvenue à l’auditoire lors d’un festival de films. Un microphone qui possède sa vie et sa volonté l’en empêche. McLaren finira par animera les objets de façon magique.
Cliquez sur l’image pour découvrir le film sur le site ONF Canada
Canon 1964 – 9mn
Essai de transcription visuelle de cette forme musicale très ancienne qu’est le canon. Trois modes d’expression sont utilisés par l’auteur en vue d’atteindre l’animation de synthèse qu’il s’est proposée. La piste sonore est enrichie de musique enregistrée et de musique synthétique. Film sans paroles.
Cliquez sur l’image pour découvrir le film sur le site ONF Canada
Aujourd’hui… et pour les jours à venir aussi, prenez le temps de découvrir un documentaire exclusif en 4 parties qui relate le processus de création du légendaire réalisateur japonais Hayao Miyazaki, celui là même à qui l’on doit « Mon voisin Totoro », « Princesse Mononoké », « Ponyo sur la falaise », Porco Rosso »… et tant d’autres encore… . La série de reportages le décrit comme artisan passionné, pionnier inconditionnel et père de qui se confronte à son fils.
« 10 Years with Hayao Miyazaki » (10 ans avec Hayao Miyazaki)
Hayao Miyazaki est présenté comme un artisan passionné, un pionnier inébranlable et un père se confrontant à son fils (Goro Miyazaki).
«Nous le voyons travailler dans son studio privé et au Studio Ghibli, et se détendre à la maison», écrit Dudok de Wit, «dans la mesure où il est capable de se détendre». Ce que Miyazaki dit à Arakawa à propos de son métier, de sa vision du monde et de sa vie suggère un esprit perpétuellement au travail, même pendant les rares fois où ses mains ne le sont pas. 10 ans avec Hayao Miyazaki se termine avec la création de The Wind Rises , mais Arakawa doit sûrement avoir su ne pas prendre au sérieux les déclarations de l’animateur selon lesquelles il serait son dernier film: Hayao Miyazaki ne peut pas s’arrêter, et nous ne voulons pas qu’il le fasse.
Intitulé « Ep. 1 Ponyo is Here », dans le 1er épisode on suit Hayao Miyazaki lors de la création du film d’animation Ponyo sur la Falaise en 2004. Commencez par celui-ci…. Les autres épisodes sont tout aussi intéressants et quel privilège de pénétrer l’univers créatif de l’artiste !
Aujourd’hui je vous propose de découvrir ( ou redécouvrir selon la formule désormais consacrée…) Logorama , est un court métrage d’animation français qui remporté l’ Oscar du meilleur court métrage d’animation. L’intrigue se résume essentiellement à ceci: « Dans un monde entièrement composé de marques et de noms de marque, les policiers de Michelin Man poursuivent un criminel ….Ronald McDonald. » Tout est dit, ou presque ! De toute évidence, il y a ici quelques commentaires sur la façon dont les sociétés imprègnent la société américaine…. et pas qu’américaine!
« Dans son livre de dessins et de vers de 1997, The Melancholy Death of Oyster Boy & Other Stories , Tim Burton imagine une ménagerie bizarre de inadaptés avec des noms comme Toxic Boy, Junk Girl, la Pin Cushion Queen et le Boy with Nails in his Eyes.
«Inspiré par des héros d’enfance tels que le Dr Seuss et Roald Dahl», écrit James Ryan dans le New York Times , «le volume mince de M. Burton transmet de manière exquise la douleur d’un adolescent étranger. Comme ses films, le travail parvient à être à la fois enfantin et sophistiqué, mélangeant l’innocent avec le macabre. «
Un de ces adolescents étrangers est Stain Boy , un étrange genre de super-héros:
« Il ne peut pas voler autour de grands immeubles ou dépasser un train à grande vitesse, le seul talent qu’il semble avoir est de laisser une tache désagréable.
Parfois, je sais que cela le dérange, qu’il ne peut ni courir, ni nager, ni voler, et à cause de cette capacité, sa facture de nettoyage à sec est exorbitante. »
En 2000, Burton a prolongé les aventures de Stain Boy (et compressé son nom en un mot) avec The World of Stainboy , une série d’animations courtes commandées pour Internet par Shockwave.com . « Pour certaines histoires, vous devez attendre le bon support », a déclaré Burton à l’époque. « Je pense que (Internet) est le forum parfait pour raconter une triste petite histoire comme celle-ci. Stainboy est un personnage qui ne fait pas grand-chose. Il est juste parfait pour des animations de quatre minutes. »
Burton a créé une série de croquis, d’aquarelles et de lavis gris sur gris aux tons pastel et les a apportés, avec un script et des storyboards, à Flinch Studio pour les traduire en animation Macromedia Flash. Vingt-six épisodes étaient prévus, mais seulement six ont été achevés. » Stainboy était une expérience dans le développement de sources de revenus pour le Web », écrit Alison McMahan dans The Films of Tim Burton: Animating Live Action in Contemporary Hollywood , « mais elle n’a pas réussi, du moins pas financièrement. »
Le personnage de Stainboy a été ressuscité brièvement à la fin de 2010, lorsque Burton a invité les fans à composer une nouvelle aventure Stainboy en bref via Twitter. Pendant ce temps, les animations Web originales ont continué d’attirer un public suivant. Vous pouvez regarder la série complète en six parties en HD en cliquant sur l’image ci dessous. »
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ATTENTION CES FILMS SONT SUSCEPTIBLES DE HEURTER LA SENSIBILITÉ DES PLUS JEUNES SPECTATEURS