Les droits de l’enfant

L’actualité récente rappelle de manière cruelle combien l’enfance a besoin d’être protégée, et surtout combien les droits de l’enfant restent et doivent demeurer une priorité à défendre.

Chaque enfant  –   Ce court métrage d’animation d’Eugene Fedorenko raconte l’histoire d’un enfant rejeté et recueilli par deux clochards. Ce film, qui a remporté l’Oscar du meilleur court métrage d’animation en 1979, a été réalisé pour commémorer la déclaration de l’UNICEF sur les droits de l’Enfant. Il illustre le principe suivant : «L’enfant a droit, dès sa naissance, à un nom et à une nationalité. » Un court métrage sans parole avec la participation des Mimes électriques au bruitage.

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Aujourd’hui en prime, un montage des productions d’élèves confinés suite au visionnage du film « One Week » de Buster Keaton… Après que l’on vienne pas me dire qu’elles n’ont pas d’idées les maîtresses! Merci Christelle Marty!

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The Freshman

The Freshman (Vive le sport) Avec Harold Lloyd. Ce film de comédie raconte l’histoire d’un étudiant de première année qui essaie de devenir populaire en rejoignant l’équipe de football de l’école. 

A  la rentrée, Harold Lamb sera admis au Collège (soit l’Université, pour les Américains) ! Il est impatient ! Il se voit déjà reconnu et admiré comme l’étudiant le plus populaire. Il se chorégraphie donc une petite gigue pour se présenter à ses congénères, avant de leur serrer la main. Il a vu ça dans un film et est convaincu que ce sera la clé de son succès. Mais ces entrechats vont vite le stigmatiser dans un sens contraire à celui espéré, et le pauvre Harry Lamb devra affronter bien des déconvenues et bien des moqueries, avant que le sort lui accorde, in extremis, l’occasion de se surpasser pour sauver son équipe, dans un match décisif de football américain…

Harold Lamb est un jeune garçon timide, gauche et têtu au plus haut point. Rien ne peut le détourner de son but, même si les moyens qu’il emprunte pour y parvenir ne sont pas forcément adéquats ! Cela, pour notre plus grand bonheur bien sûr, puisque c’est de ce décalage que naîtront toutes les situations cocasses, qui nous feront bien rire.

D’abord, Harold se croit dans un film ! Ensuite, et à cause de cela, il ne voit pas ce qui se déroule autour de lui. Tel un Don Quichote, qui ne verrait que ce qu’il voudrait voir. Enfin, il n’est pas conscient non plus de ce qui lui arrive, c’est ce qui forge son caractère de forcené et fonde sa foi en lui-même. Ainsi, dans Vive le sport ! n’a-t-il de cesse de vouloir atteindre son but : devenir populaire. Il ne se rend pas compte qu’il est la risée de tout le Collège, et il n’en est que plus attachant.

L’amour l’effarouche, un regard langoureux d’une jeune femme le fait immédiatement piquer un 100 m ! Sa rencontre avec celle qui deviendra son amoureuse, Peggy, se déroule dans un train. Le hasard, fidèle complice des burlesques, les place l’un à côté de l’autre. Peggy fait des mots croisés, cherchant le mot correspondant à la définition « nom de l’être aimé ». S’en suit une succession de mots doux, alternativement murmurés l’un à l’autre, jusqu’à ce qu’une vieille dame attendrie par cet échange, les déclare unis, tourtereaux officiels. Il faut voir alors Harold bondir ! Harold-le-timide sortir de ses gonds ! Et la catastrophe qu’il occasionne !

Harold, en danger perpétuel, nous rend hilares lorsque son destin, finalement, ne tient presque plus qu’à un fil : durant le bal, son costume trois pièces (trop rapidement assemblées par le tailleur) se découd peu à peu… Harold finira-t-il donc absolument dénudé?

Le clou de Vive le sport ! est sans doute la séquence finale, où jamais le suspens fut si intense, jusqu’à ce qu’Harold puisse enfin poser un pied sur le stade pour laisser s’exprimer sa rage de réussir à s’imposer !

Qu’on lui accorde sa chance ! Et n’attendons plus ! Vive le sport !

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Norman Mc Laren

Il était une chaise de Norman mac Laren

« J’ai pu regarder à l’ONF vos travaux récents, ce que vous faites est unique au monde, unique dans l’histoire du cinéma, j’avais les larmes aux yeux en regardant vos films, et je me sentais un cinéaste bien lourd en voyant vos danseurs en slow motion but in strong émotion. » François Truffaut (lettre à Norman McLaren, 1973)

Je vous ai déjà parlé de ce réalisateur… Norman Mac Laren… Il avait fort a faire avec un microphone dans le dernier film que je vous ai parlé, aujourd’hui c’est au tour d’un de ses collègues avec une chaise… Ci après l’extrait d’un entretien avec Norman McLaren réalisé par Maynard Collins

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 « – Vous avez fait certains films abordant un thème important : le pacifisme, qui imprègne une partie de votre filmographie.

– Au sens large, Il était une chaise est effectivement un film pacifiste.

 – Vous avez déjà affirmé que c’était un film sur l’oppression. Quand je l’ai vu pour la première fois j’ai pensé que la chaise symbolisait la Femme.

– C’est une interprétation valable mais j’en ai entendu plusieurs autres. Une enseignante américaine m’a fait parvenir une trentaine de courtes dissertations que ses élèves avaient rédigées. La plupart des adolescents considéraient que le film décrivait la relation étudiant / professeur. Selon eux, le film insistait sur le fait que l’élève méritait davantage de considération de la part de l’enseignant. Alors je crois que le discours du film est ouvert à diverses lectures. Je sais ce qui m’a motivé à faire le film, même si je l’ai compris seulement après l’avoir complété. C’est tout simplement que, dans ma vie privée, j’avais l’impression que certains amis s’étaient trop appuyés sur moi. Ce film a donc été une sorte de thérapie. Il est amusant de constater à quel point un film peut trouver sa source dans un tout petit élément, dans quelque chose de très précis. Pendant le tournage des Voisins, j’avais vu l’un des acteurs se débattre en essayant d’ouvrir une chaise longue pliante. Je me suis dit : « Voilà un sujet de film : le combat d’un homme et d’une chaise ! » J’avais donc en tête une sorte de transat, je voyais l’affrontement, mais je ne trouvais pas la fin du film. J’ai mis l’idée de côté pendant au moins cinq ans, puis un jour ça m’est revenu et là j’avais une idée pour la fin : la chaise assise sur l’homme. Ce n’était pas une grande fin, mais c’était une fin. Il fallait seulement changer le type de chaise et j’avais la possibilité d’un combat avec un revirement final. J’ai aussitôt parlé de l’idée à Claude Jutra. Il était disponible alors il m’a dit : “Pouvons-nous y travailler ensemble ?” J’en étais enchanté. Nous avions le squelette du film et il y a mis toute sa créativité et son sens du détail.» Cinq ans après le choc provoqué par Voisins et quatre ans avant Discours de bienvenue de Norman McLaren, le cinéaste nous offre cette fable politique, utilisant de nouveau un acteur – cette fois-ci son coréalisateur, Claude Jutra – qu’il intègre dans une démarche esthétique relevant du cinéma d’animation, mais se situant techniquement à la frontière entre l’animation et les prises de vues réelles (le film compte une faible proportion de prises de vues image par image). »

Alice au pays des merveilles

Alice au pays des merveilles  La toute première version cinématographique du conte de Lewis Carroll. Basé sur les illustrations originales de Sir John Tenniel. (1903)

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Une fois perdue, cette version silencieuse de huit minutes, très endommagée mais très délicieuse d’ Alice au pays des merveilles a été restaurée il y a plusieurs années par le British Film Institute . Il s’agit de la première adaptation cinématographique du classique Lewis Carroll de 1865  . Et à l’époque, la durée originale de 12 minutes (huit sont tout ce qui reste) en faisait le plus long film sorti de l’industrie cinématographique britannique naissante.

Après environ une minute, l’œil ignore les dommages du film, comme l’oreille ignore un disque rayé de 78 tr / min. Les téléspectateurs peuvent s’attendre à plusieurs vignettes du roman, pas à une narration fluide. Cela commence avec Alice suivant le lapin blanc dans le trou, la séquence «mange-moi» et «bois-moi», le bébé qui couine qui se transforme en porcelet, le chat du Cheshire, le Mad Tea Party, et la reine rouge et sa carte à jouer les serviteurs. La coloration du négatif est une reconstitution BFI des couleurs d’origine, soit dit en passant.

Le film a été produit et réalisé par Cecil Hepworth et Percy Stow à partir de leurs studios Hepworth à Walton-on-the-Thames, près de Londres. Ils montrent une connaissance de la supercherie de la caméra inventée quelques années plus tôt par Georges Méliès , comme Alice qui rétrécit et grandit et l’apparition du chat du Cheshire. Soit dit en passant, ce chat était l’animal de compagnie de la famille Hepworth. Hepworth lui-même joue le valet de pied à tête de grenouille, et sa femme a joué la Reine Rouge.

May Clark, qui jouait Alice, avait 18 ans à l’époque et avait déjà travaillé sur plusieurs productions de Hepworth, et pas seulement sur le théâtre. Selon sa biographie du projet Women Film Pioneers , elle a fait un peu de tout dans le studio, «des effets spéciaux et de la décoration à la conception de costumes et à la menuiserie». Les premiers jours du film ont un vrai «projet étudiant», pas de rôles clandestins, juste tout le monde y participe.

Quant à Cecil Hepworth, il est apparu destiné à une carrière dans le cinéma, alors que son père dirigeait des spectacles de lanternes magiques. Cecil a travaillé pour plusieurs sociétés avant de créer la sienne et a écrit l’un des premiers livres sur le sujet, Photographie animée: L’ABC du cinématographe . Son entreprise a continué à faire des films dans ce style précoce jusqu’en 1926, mais a fini par manquer d’argent. Pour rembourser ses dettes, la société de mise sous séquestre a fait fondre ses films pour obtenir l’argent, ce qui était la raison pour laquelle la plupart des chercheurs pensaient que ses films étaient perdus. En 2008, un de ses films a été découvert, puis «Alice». Il y en a peut-être encore d’autres…

Open Culture

Émile Reynaud

Aujourd’hui nous ne prendrons pas trop de votre temps avant un week-end chargé en émotions cinématographiques animées…

Mais s’il faut un jour dire que l’on sait ce qu’est un film d’animation, obligatoirement on ne pourra pas faire l’économie de nous pencher sur un ses précurseurs, un génie au talent incontestable, mais un génie malheureusement oublié ! je veux vous parler de Charles-Émile Reynaud.

Je vous propose de regarder la première animation, exposée en octobre 1892 lorsque Charles-Émile Reynaud ouvre son Théâtre Optique au Musée Grévin. Reynaud a développé le système de film en 1888, et il est également considéré comme la première utilisation de perforations de film. Pauvre Pierrot se composait à l’origine de 500 images peintes individuellement.

Jeune professeur au Puy-en-Velay, Émile Reynaud se passionne très tôt pour la lanterne magique et les jouets d’optique. S’inspirant du Phénakistiscope de Joseph Plateau (1832), il conçoit en 1877 son « Praxinoscope » (de deux mots grecs signifiant « action » et « montrer »), où douze images successives représentant un mouvement sont obturées une à une, au moyen de douze miroirs prismatiques rotatifs. Reynaud commercialise avec succès son appareil en 1878 et s’attache à le perfectionner : le Praxinoscope-théâtre en 1879, par exemple, offre de charmantes images lithographiées et animées en trois dimensions.

La version la plus complexe, le Théâtre optique, est brevetée le 1er décembre 1888. Reynaud tente de vendre cet appareil, mais en vain. Il se décide alors à l’exploiter lui-même. L’inauguration des Pantomimes lumineuses a lieu au musée Grévin, 10 boulevard Montmartre à Paris, le 28 octobre 1892. Les projections, accompagnées par la musique de Gaston Paulin, connaissent un succès durable : quelque 500 000 personnes ont assisté, entre 1892 et 1900, à 12 800 séances du Théâtre optique.

Dans cet appareil volumineux, une longue bande peinte de 70 mm de large, régulièrement perforée entre les images, défile devant le condensateur d’une lanterne, grâce à un tambour à goupilles saillantes. La bande peut progresser en avant ou en arrière, au gré de l’opérateur. Les images se réfléchissent sur les prismes en rotation, puis sont projetées sur un miroir, et enfin sur un écran. Piano et effets acoustiques accompagnent les saynètes. C’est un spectacle vivant, Reynaud pouvant varier les effets et la vitesse de ses personnages animés.

Refusant l’aide de la photographie, Émile Reynaud a peint, une par une, les images (mesurant 6 × 6 cm) de chacune des bandes de son répertoire. Travail de bénédictin, lorsqu’on sait qu’Autour d’une cabine, par exemple, projeté au musée Grévin en 1894, contient 636 poses peintes sur gélatine (la bande mesure 45 m de long). En tout, Reynaud a peint minutieusement, avec grande poésie, sept saynètes : Pauvre Pierrot !Autour d’une cabineUn rêve au coin du feuLe Clown et ses chiensUn bon bockGuillaume TellLe Premier Cigare.

La cinématographie va rendre obsolète la méthode artisanale et solitaire de Reynaud, qui meurt dans la misère en 1918. Désespéré, il a détruit son Théâtre optique et la majorité de ses bandes peintes. Seuls deux chefs-d’oeuvre ont survécu, Pauvre Pierrot ! et Autour d’une cabine. Avec Émile Reynaud, l’art des projections lumineuses a atteint un sommet d’audace technique et de poésie. Il a ouvert la voie au dessin animé cinématographique : Walt Disney le reconnaîtra comme l’un des plus grands précurseurs.

Laurent Mannoni
directeur scientifique du patrimoine et du Conservatoire des techniques Cinémathèque française

Max Linder

Le saviez-vous ? Les premiers comiques du cinéma muet furent français ! Max Linder, le plus connu, se lance dans le cinéma en 1905. Il incarne un personnage de dandy séducteur plongé dans des situations burlesques.

Populaire au point d’être sollicité par Hollywood et tenu par Chaplin pour son maître, le Français Max Linder s’impose comme le premier grand acteur-auteur du burlesque. Reconnaissable par son chapeau haut-de-forme, sa moustache et son regard noir brillant, son personnage de séducteur donne naissance à un art raffiné et inventif, qui ne se limite pas aux culbutes et aux courses-poursuites. Face aux obstacles rencontrés, il déploie de stratégies savantes (dont un combat avec lui-même), joue avec les formes et invente un monde aux apparences trompeuses et changeantes. Beaucoup de ses trouvailles seront reprises, comme ce célèbre gag de Sept ans de malheur (1 921) – qu’on retrouve entre autres en 1933 dans La Soupe au canard avec les Marx Brothers – où son reflet dans un miroir est joué par un « autre lui-même ». Linder est le précurseur d’une poésie burlesque à la française, distillée et distinguée, qui aura pour héritiers Jacques Tati et Pierre Étaix. Je vous propose donc de découvrir « Max veut prendre un bain » de et avec Max Linder !

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Le ballon rouge

Le Ballon Rouge d’Albert Lamorisse

Paris, dans les années 50. Pascal, un bambin de 6 ans, libère un ballon rouge accroché à un réverbère. Le ballon se met à suivre l’enfant partout où il se rend. Cette étonnante complicité entre le petit bonhomme et le jouet suscite la curiosité, puis la jalousie des enfants plus grands qui, cherchant en vain à s’approprier ce ballon apprivoisé, finissent, de dépit, par le faire éclater. Pour consoler Pascal, meurtri par la disparition brutale de son compagnon, des centaines de ballons multicolores affluent de tous les coins de Paris et s’attachent à l’enfant pour l’emporter dans les airs…

« A une époque où le cinéma pour enfants n’était pas encore un filon, Albert Lamorisse faisait figure de pionnier. A l’opposé de l’anthropomorphisme puéril de Disney ou de Jean Tourane (le cinéaste oublié de SaturninLe petit canard ), les films de Lamorisse sont des contes oniriques (un peu surannés sans doute) qui misent sur l’intelligence et la sensibilité du jeune public. Il en va ainsi du Le Ballon rouge, Palme d’or du court métrage 1956, sur l’amitié d’un poulbot et d’une baudruche cerise.

Dans un article publié dans les Cahiers du cinéma en 1957, le critique André Bazin (qui officiait aussi dans les colonnes de Radio-cinéma-télévision, l’ancêtre de Télérama ) montre comment le cinéma selon Albert Lamorrisse valide avec bonheur sa fameuse théorie du« montage interdit » (1) : elle plaide pour le réalisme du plan-séquence et proscrit le recours au champ-contrechamp, nuisible, selon ses critères, à la crédibilité de l’action. A fortiori si cette action est surnaturelle, il est indispensable de voir, dans le même plan, le poulbot suivi par son ballon « magique ». A l’heure du trucage numérique, une telle démonstration n’a plus de raison d’être, mais elle témoigne de la passion pour les questions esthétiques qui habitait la critique dans les années 50 et qui semble aujourd’hui l’avoir désertée. »

TELERAMA

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Ecouter la Chronique RCF

La Linea

A découvrir avec bonheur, pour les plus jeunes, redécouvrir avec une certaine émotion pour les plus anciens, une légende  à la taille de son nez, forcément imposante « Monsieur Linea » …  Une référence de l’animation et un modèle d’humour animé, tracé de main de maître par Osvaldo Cavandoli dit « Cava ». Une ligne simple générant le grognon Monsieur Linea a toujours su raconter des histoires banales et drôles. La synergie entre créature et créateur, très présente dans le concept de cette série d’animation, est pour beaucoup dans la mise en place de ressorts comiques. Bourru, Monsieur Linea prend fréquemment à parti son créateur pour l’avoir placé dans des situations inconfortables. Taquin, Cava intervient souvent pour offrir par le dessin une solution qui n’est pas sans compliquer la situation initiale. La linéa est aussi une source d’inspiration, comme le laissent penser les travaux d’ Alan Becker et ses déboires avec sa « chose » incontrôlable et bien plus agressive que Monsieur Linea .

Fort de bientôt 50 ans (il est né en 1969) le bonhomme tracé au crayon continue de pouvoir faire rire petits et grands…

Un épisode proposé aujourd’hui mais en fin de diffusion bien d’autre à voir… Régalez vous donc !

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Harold Lloyd

Connaissez-vous Harold Lloyd ? On a beaucoup entendu parlé de Chaplin, de Keaton dont on à déjà pu voir quelques films… Mais Harold Lloyd ? Les plus fidèles du site ont pu voir vendredi dernier quelques unes de ses folles cascades, la plus emblématique d’entre elles étant celle de ce jeune homme portant costume, lunettes d’écaille rondes et canotier, suspendu aux aiguilles de l’horloge géante d’un building menaçant de se décrocher du mur, et aussi comprendre toute l’ingéniosité qui avait participé à leurs réalisations. C’est en 1918, après avoir endossé les personnages de Willy Work et Lonesome Luke, qu’Harold Lloyd inventa un personnage caractéristique, défiant Charlie Chaplin et Buster Keaton : l’homme aux lunettes rondes. Comme Keaton, son personnage portait toujours son propre prénom pour changer uniquement son nom de famille. Au même titre que les lunettes et le costume trois pièces, ce prénom est devenu un symbole, une marque. Harold peut alors être défini comme « Monsieur tout-le-monde », un self made-man, jeune homme issu de la classe moyenne, tentant de gravir les échelons du rêve américain (aux premiers rangs duquel apparaissent le travail et la femme).

C’est pourquoi je vous propose de découvrir  « I’ do » un court métrage de 1921… Rire garanti !

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Les voyages de Gulliver

Aujourd’hui, Les voyages de Gulliver de Max et Dave Fleischer, un film qui a eu la primeur d’être diffusé le 20 décembre 1944 en exclusivité à Paris distribué par Les Films Paramount, puis en 1945 dans le reste de la France. Le film est ressorti ensuite le 25 août 1976, le 20 décembre 1993 et le 14 juin 2000.

Bien qu’il s’agisse à la base d’un long métrage, le film a connu un remontage d’à peine 28 mn sous le titre de Le voyage de Gulliver au singulier et édité par le CNC.

A ce jour, on lui connait deux doublages français « officiels », même si on suppose qu’il en existait un autre en 1944. Le premier a été utilisé pour la première fois en 1976, et le second en 2003. On retiendra qu’il existe aussi des doublages « amateurs » dont certains ont été commercialisés au milieu des années 90.

Petite curiosité des versions francophones de Les voyages de Gulliver : quelle que soit la version française écoutée (1976, années 90, 2003), on remarque un étonnant point commun. Tous les doublages n’utilisent pas systématiquement la bande sonore et les effets de la version anglaise. Apparemment, il n’existe aucune version internationale du film (comprenez avec les musiques et bruitages isolés), du coup, les diverses adaptations en français ont donc nécessité des arrangements sur la partition, l’intégration de nouveaux bruitages ou plus étonnant encore, l’ajout de nouvelles musiques totalement inédites ! C’est la raison pour laquelle 2 liens sont disponibles, la version française et la version anglaise… Vous pourrez ainsi peut être vous amuser à faire la comparaison!

La Paramount ayant décidé de ne pas renouveler la License d’exploitation de ce film, Les voyages de Gulliver est dans le domaine public.

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